Georges Khabbaz, un grand de mon pays

Nos élèves et comme tout jeune libanais, se posent beaucoup de questions existentielles vers la fin de leur cursus scolaire, essentiellement sur leur identité libanaise et sur leur appartenance. Partir ou rester ? Une problématique débattue déjà depuis des années par le grand dramaturge Georges Khabbaz, qui défend la cause de l’appartenance à la patrie dans toutes ses œuvres.

Ce lundi 29 janvier, nos lycées accueillent M. Khabbaz autour d’une table ronde pour débattre cette profonde thématique civique.

Partant de son art engagé, Georges Khabbaz a défendu l’appartenance à un pays que nous pouvons quitter mais qui continue à nous habiter, un pays dans lequel nous pouvons rester pour rebâtir. Aux élèves qui se demandaient sur les causes de ce dilemme il a rétorqué : « Certains Libanais sont comme des arbres, d’autres sont comme les oiseaux migrateurs. Et le Liban a besoin des deux. Les arbres plongent leurs racines dans la terre et leur sève alimente la patrie, les oiseaux migrent à la recherche de cieux cléments, mais reviennent toujours pour ramener le printemps. Les arbres auraient toujours besoin des oiseaux et les oiseaux ne survivraient pas sans les arbres ».

Autour de cette table ronde, les lycéens ont partagé leurs peurs, parlé haut de leurs convictions et défendu leurs points de vue afin de cerner la problématique de l’angoisse existentielle de la jeunesse libanaise.

Georges Khabbaz, un excellent interlocuteur, répondait et argumentait calmement, avec son sourire habituel, en illustrant ses propos avec des exemples puisés de ses pièces et de ses films. Partir ou rester ? Pour Georges Khabbaz, même s’il faut partir, il faut toujours rentrer au pays et ne jamais oublier que c’est de sa terre qu’on a été façonnés.

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